23.2.09


Je suis rentrée de Londres il y a deux heures, je suis morte de fatigue, mais ne me coucherai qu'après le dîner, donc temps à tuer, donc article.
Déjà, ce que l'on retiendra de ces quatre jours : c'est possible de rater tous les groupes jouant à une soirée quatre fois en quatre jour à cause de simples problèmes de timing/transports, les Maccabees sont des garçons pire que parfaits, et il est parfois recommandé de faire confiance à des roux. Oui alors je sens que j'attise ta curiosité, là. Donc oui :




Jeudi soir, j'arrive à moitié tard chez Valentina, parce que je me suis plantée dans ses indications, donc j'ai eu droit à un bonus d'une heure d'errance en talons et valise dans l'est 'ethnique' de Londres. Ouaais. Je n'ai donc pu arriver en ville que vers 22h30, et plus précisément au Legion (Shoreditch), histoire de rejoindre Zohra Louise & Ecé, et abandonnant du même coup Ben & Andy Fckbuttns que je devais rejoindre au Cargo. Les filles sont passablement ivres, et la soirée est franchement nulle, donc je bois une pinte et l'on repart au 333, à quatre mètres de là. Queue, vigiles, cinq livres ?!, on paye cinq livres ou pas ? on sait même pas ce qui passe à l'intérieur !, ouais allez tant pis on y va quand même. Précision cool, d'ailleurs : bande de quatre, les trois 18+ se font demander leur cartes, contrairement à la seule underage. Merci, la vie. On rentre donc, et il ne se passe pas grand chose : la musique est bien, les gens sont beaux, mais merde, pour cinq livres on s'attendait au moins à Patrick Wolf nu dansant sur le bar. On prend donc des bières et nous rangeons du côté de la scène, histoire de voir ce qui s'y passe. Surprise : je vois le drumset des Maccabees. je fais un bond d'un mètre, puis agresse quasiment la fille d'à coté, genre "LESMACCABEESVIENNENTVRAIMENTDEJOUERICI?" et bonheur, joie, amour, elle me répond tout sourire que non, ils commencent dans dix minutes. Je ne peux contenir ma joie et interpelle gentiment les filles d'un gracieux "PUTAAAAAAAAIN YA LES MACCABEES QUI JOUENT LAMAINTENANTTOUTDESUITEEEE" (oui, j'aime vraiment les Maccabees, et toi qui n'es jamais allé au 333, sache que c'est une salle qui peut contenir au maximum 70 personnes, donc c'est le rêve, un peu) ; on part donc se coller devant, et une demie pinte plus tard, les voilà arriver.

Le set commence avec No Kind Words, dont je connais déjà toutes les paroles par coeur, donc je les murmure un peu, de peur de passer pour une fan hardcore, mais je me rend compte que tout le monde autour de moi chante alors je m'y met aussi, et tout le concert est comme ça, soit public composé de beaux et gentils fans des Maccabees, ce qui fait qu'on chante et on danse tous ensemble, je finis même par enlever mes chaussures mais personne ne me marche sur les pieds, donc joie, bonheur, amour. Sur la setlist figurent également Mary, First Love (j'ai cru mourir), X-Ray et bien d'autres, mais pas de Just Like The Rain, ce qui est probablement une bonne chose parce que j'en serai morte, je pense.

Toutes les bonnes choses ont une fin, donc le garçons s'en vont, nous laissent avec plein de petites étoiles dans les yeux, et l'on part fumer une cigarette, tout en se disant - et à haute voix, vive les pays anglophones - que bordel, le type qui fait les entrées est quand même une grosse bombasse. On se cale quelques mètres plus loin, histoire de pouvoir s'asseoir tranquille.
Une porte, que l'on avait absolument pas remarqué, tente de s'ouvrir derrière nous. On jure bruyamment et en français, et résistons. Ils forcent, donc on finit par se pousser, et OH j'aime la vie, nous combattions en réalité les Maccabees. Hugo, Rupert & Rob se posent à côté de nous, nous taxent des cigarettes, et engagent la conversation. Oui, on aime vraiment la vie. L'ami bassiste parle un français parfait, à tel point que cela en devient presque inquiétant, mais les trois garçons sont mignons comme tout et je leur annonce, des coeurs dans les yeux, que je les interviewerai demain. Ils finissent par s'en aller, et on se dit à demain : je peux donc laisser sortir tout mon amour, contenu jusque là, et abreuve les filles de "ohjelesaimeohilssontfantastiquesohjelesaime", réaction extrèmement rare, d'ou la necessité de préciser. Il serait également utile de préciser qu'une fois les trois garnements partis, je réalise qu'il est presque 2h et que j'ai un peu un entretien le lendemain matin, donc way back home.

Flemme de m'étendre sur l'entretien, mais grosso modo, sachez que ça s'est bien passé, que l'université est fantastique, et que l'un des specimens mâles les plus beaux qu'il m'ait été donné de voir passait son entretien pour le même cours que moi une demie heure après, donc en plus de croiser les doigts pour ma carcasse j'ai doublé le truc histoire de me retrouver dans le même cours que lui l'année prochaine, voire dans le même lit, à l'occasion.Enfin bref, passons à la soirée :
Si vous aviez eu le courage de lire mon article 'je veux mourir', oui, celui qui faisaitt 756 lignes, vous savez déjà que je m'étais bien mise dans l'embarras en demandant trois interviews le même soir, dans des lieux différents, et sans m'en rendre compte. Nice. Je vous le dis tout de suite : j'ai réussi à en faire les deux tiers, ce qui n'est pas trop mal joué vu l'éloignement géographique des salles, et les complications imprévues.
Je passe à l'hotel des filles, on fait un détour par Sainsbury's, puis débat sur l'organisation de la soirée : 93 Feet East, pour la soirée gratuite et l'interview d'Ice Sea Dead People, puis 02, pour les Maccabees. On s'éternise un peu, et faisons probablement un peu cliché, la bande des quatre françaises en petites jupes et grands talons, mais c'était drôles, et les gens sont tout de suite plus sympas quand on leur demande un renseignement. On finit par arriver sur Brick Lane, et merde, c'est quoi l'adresse exact au fait ? ahah aucune idée, marchons, on verra bien, dont acte, et après quarante petites minutes à traverser Brick Lane on finit par tomber sur la salle.(début des complications imprévues). On se pointe devant le bouncer, qui fouille nos sacs, et nous demande nos cartes. Les trois parisiennes sortent leurs ID, et moi mon vieux bout de carton nommé carte de bus. Il est vraiment desolé, mais pas d'entrée si pas de carte d'identité. J'essaie d'avoir l'air coude, innocente et très triste, puis alcool aidant, je finis par m'énerver un peu en disant que bordel, ranafout des groupes et de l'alcool, je suis juste là pour interviewer un groupe, et (connard) laisse moi rentrer ou je plante mes incisives dans ta carotide, juste comme ça pour rigoler. Il ne cède pas, donc je ressors; et charge les filles de trouver les ISDP, sachant qu'elles ne savent même pas à quoi ils ressemblent.
Je les attend sur le trottoir adjacent, le tête rentrée dans les épaules et tirant sur ma cigarette comme si ma vie en dépendait ; c'est là qu'un roux mi beauf mi beauf complètement dégeulasse m'accoste à là 'hey fais pas la tête comme ça!' : je me concentre et essaie d'envoyer des lasers avec mes yeux histoire qu'il me laisse tranquille, mais ça ne marche pas, alors je bougonne un truc et renfonce encore un peu plus ma tête dans mon écharpe. Il ne se dégonfle pas, et me demande ce qui m'arrive : cotente de pouvoir partager ma haine, je luid ébite toute l'histoire en trentre trois secondes chrono et sans respirer, et il me propose de me faire passer pour sa copine, parce qu'aujourd'hui c'est son anniversaire, et il a 22 ans, donc ça marchera surement. Que nenni, lui répond je, mais finis par accepter après cinq bonnes minutes de négociation, même si persuadée de l'échec de l'opération. Il me prend par la taille, et nous y allons : en attendant l'ID check, je sens sa main qui parcourt ma taille et déjà j'ai un peu envie de vomir, mais tiens bon, sait on jamais. (début des dénouements heureux et imprévus) On arrive devant les bouncers, et ô chance, ô joie, celui qui m'avait gentiment tej est occupé à négocier avec Zohra, toujours decidée à me faire rentrer. On nous demande nos cartes, Mr Roux sort la sienne, et explique que j'ai oublié la mienne, mais qu'on sort ensemble, et qu'on va fêter son anniversaire, alors hein, et bim, on rentre. Je file hors du champ de vue du vilain videur, et promet une pinte à mon répugnant sauveur, tout en cherchant les filles.
Je les rejoins, elles hallucinent, je leur explique, et pars à la recherche des Ice, Sea Dead People : j'alpague un type à pass AAA, qui me fait rentrer dans les loges, et, petite tristesse, je me retrouve nez à nez avec le joli chanteur, très occupé à chatouiller les amygdales de sa copine avec sa langue. Je m'installe, me fait offrir une bière, et l'entrevue commence : je sais que je dis ça souvent, mais là, vraiment, c'est pire qu'hilarant, un peu à la Lovvers, en fait, soit un groupe qui aimerait faire plein d'interviews, mais ce n'est pas lke cas, alors dès qu'ils en ont une, ils racontent des choses parfaitement inutiles pendant des heures, te si on rajoute de l'alcool par dessus, ça rend vraiment, vraiment bien.
J'ai des londoniens sous la main, alors j'en profite, et leur demande s'ils savent comment aller à l'O2 en nightbus, parce qu'il est déjà minuit et demi : ils me demandent pourquoi, donc j'explique que je dois interviewer les Maccabees, et l'ami batteur s'étouffe avec sa bière ouvre des yeux remplis d'amours et de gros coeurs (comme quoi ça n'arrive pas qu'à moi) et me demande s'il peut faire l'interview avec moi. J'acquiesce, mais précise que c'est dix livres, parce que je n'ai qu'une liste - je sens que ses yeux s'embuent de larmes, et pour cause : apparemment, il ne lui reste plus que 70 livres pour vivre. Pour un mois et demi. Je le plains sincèrement, mais dois m'envoler vers d'autres cieux : hugs & cheers, échange de numéro de bus et non téléphone, puis je pars retrouver les filles, bien installées & discutant avec de jeunes et (pas très) jolis anglais. Elles ont envie de rester, et je les comprend, mais serais quand même un peu triste de devoir traverser Londres en bus toute seule - je trouve donc la parade idéale, en forme de 'En même temps, le 93 Ft East ferme dans une demie heure...', ce qui était vrai, et c'est là que l'envie d'être parti jusqu'au bout de la nuit ressort le bout de son nez, donc s'en va toutes les quatre, et je passe à l'off license le plus proche histoire de nous payer du courage en bouteille.


Quarante bus plus tard, nous voilà arrivé à l'O2, qui, je le rapelle, est quand même près de l'Isle Of Dogs, soit mégaloin de Brick Lane : le vin blanc est fini, et je commence un peu à tituber, mais tiens bon, malgré le sentiment que c'est cuit pour les Maccabees parce qu'une heure et demie du matin + on devait faire l'interview avant leur set + le tour manager ne répond pas au téléphone = j'ai un peu peur d'avoir fait tout ce trajet pour rien. On se pointe à l'entrée de la salle, je donne mon nom et rentre gratuitement, et, petit bonus sympa, le videur m'annonce que j'ai un +1, et qu'il veut bien faire passer les deux autres en cheap list, juste comme ça parce qu'on a l'air sympa. Cool. Je réalise à ce moment précis que je n'ai aucun moyen de rentrer en contact avec les Maccabees, et que la salle est très grande, mais ne me dégonfle pas, et vais expliquer la situation à un bouncer, accompagnée par Zohra. Le garçon, adorable, nous explique qu'il ne sait même pas s'ils sont encore dans la salle, mais ma foi, on peut toujours essayer : il passe environ 23 coups de fil, et nous annonce, tout sourire, que le tour manager vient nous chercher. On attend cinq, dix, quinez minutes, et on commence à douter, mais il finit par arriver, et nous conduit à Felix. Je n'avais jamais fait très attention à lui, physiquement parlant ; je savais qu'il sortait avec Laura Mary, mais c'est tout, et pour être honnête, sa tête ne me disait pas grand chose. D'ou le choc lorsque l'on a été présentés : grands yeux bleus, beaux cheveux bruns, sourire franc. Je sens que je commence un peu à rougir, mais fais comme si de rien n'était, et l'on passe dans leur loge : l'interview se déroule à merveille, même si nous sommes limités par le temps (un êtit quart d'heure seulement) et je me suis rendue compte en réécoutant que j'ai beaucoup de peine à cacher mon amour sans limite pour leur musique, ce que j'arrive pourtant à faire d'habitude, maisl'effet Londres + alcool + Felix m'a un peu rendue dégoulinante de compliments ; j'ai même été jusqu'à dire que lui & Laura Mary formaient un couple adorable. Hum. On finit par se quitter, et lui de promettre qu'ils joueraient à Paris bientôt ; on part retrouver Louise & Ece, volant sur de petites ailes et les yeux en forme de coeur.
La soirée se passe, et ça serait long à raconter, alors qu'en fait il n'est rien arrivé d'incroyable, mais l'on reste jusqu'à la quasi fermeture, soit l'heure des premiers métros, et c'est fou ce que l'on est capable de faire en soirée lorsque l'on sait que l'on ne connait personne dans la salle, et surtout qu'on ne reverra personne : j'aurai tout de même passé une bonne partie de la nuit pieds nus et bière volée à la main, voguant de paris en inconnus, et ça a été drôle.Très drôle, même, le seul bémol étant le retour, parce que ligne de métro qui ne fonctionnent pas = une heure de plus pour le trajet, et quand on a pas dormi de la nuit, c'est juste mégadur.


Pour le reste, on résumera : d'abord par flemme, et surtout parce que c'était drôle à vivre, mais je doute que cela donne quelque chose de potable par écrit.
Le samedi soir, première partie à la soirée ci dessus, qui aurait pu être renommée 'la pire soirée du monde', soit quinze personnes calées à des tables, des lumières toutes allumées, et une espèce de musique sans interet juste en fond, donc départ vite fait bien fait, puis Be aux Proud Galleries, mais on rate els groupes parce qu'il est déjà minuit passé, mais on sympathise avec à peu près la moitié de la salle et je prend un cours de lapdance devant plein de gens que je ne connais pas, puis trois petites tours et puis s'en vont, mais je me retrouve je ne sais comment au beau milieu de nulle part avec deux anglais en train de chercher un taxi, puis je finis par rentrer, et bordel de merde ils ont oublié de laisser la porte ouverte donc je m'endors sur le palier, mais une voisine me réveille peu après en m'invitant à dormir sur son canapé, ce qui améliore déjà ma condition, même si je finis pas redormir jusqu'à 14h dans mon vrai lit.


Dernier soir, et les filles doivent prendre l'Eurostar très tot le lendemain, donc soirée relativement calme à la Lock Tavern, donc pas grand chose à raconter mais cool quand même, donc sur ce, je vous laisse, et reviendrai sous peu vous parler de notre nouveau meilleur ami, aka Eugene McGuinness, ou l'homme qui rêvait de recevoir un award.


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6 comments:

Anonymous said...

J'ai envie de dire, Marie ta vie est toujours aussi pleine de fantastiques anecdotes. Le passage du Patrick Wolf nu dansant m'a cependant apportant un lot d'images peu catholiques dans l'encéphale.
Tu pars étudier en Inkland l'an prochain??
xx

Anonymous said...

yayyyy la photo ♥ :)

j'attends la suite avec impatience !
après le tiens, je ferais ma review aussi et je pense que t'a pleinssss de choses a raconter!

Anonymous said...

la suiiiite ^^

Margaret S. said...

Oui, je sais
J'ai vraiment pas le temps en ce moment en fait
Et ça risque pas des'arranger parce que samedi = Eugene Mcguiness donc va falloir que je cale touute une journée ou je raconterai tout ce qui s'est apssé ces dernières semaines et faire les comptes des awards...(et je sais que je ne le ferai pas ahah) x

Anonymous said...

J'adore l'histoire du palier. trop sympa la voisine!

Laura Mary c'est bien celle de Blood red shoes? hum

Anonymous said...

"nous combattions en réalité les Maccabees" : je trouve cette phrase assez merveilleuse.

Ahhhh Eugene... Une semaine déjà...

 
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