11.6.09






Bon, allez,je m'y met. J'ignore si j'arriverai au bout de cette review sans m'endormir sur le clavier, mais je vous promet que je ferai de mon mieux. Elle m'a pas l'air super française, cette phrase. Tant pis : allez, fouette cocher.
Hier, fin des cours, mais sèche du dernier cours d'histoire pour pouvoir aller prendre mon train à 13h. Je n'avais dormi que quatre heures la nuit d'avant (merci l'insomnie), et m'endors donc à peine assise, et malgré la caféine dans mes veines. Je me réveille une petite heure avant l'arrivée à Montparnasse, peaufine mon interview, et me rend compte de l'incohérence totale de mon emploi du temps : je débarque à 15h10, l'entrevue à été déplacée à 18h30, tous mes amis parisiens travaillent. Ouaais.

(là je vais aller un peu vite parce que pas très intéressant et sinon l'article n'en finira jamais)

Montparnasse, métro, station fermée, détour d'une demie heure, arrivée à 16h20 à Gambetta, McDo, ennui, Shoppi, vodka & coca, Maroquinerie, je cherche le type de Coop, ne le trouve pas, l'appelle, le jeune homme juste à coté de moi décroche son téléphone, on en rit, les Maccabees devraient bientôt arriver, Hugo apparait.
On se cale sur une table du bar, et apparement on attend pas les autres, donc voilà la Margaret plantée à vingt centimètres à peine d'une paire d'yeux honteusement bleus, mais ça se passe vraiment bien parce que c'est un garçon adorable et que de toute façon mes questions étaient fantastiques et que j'avais passé un million d'années à travailler dessus, puis Felix passe, encore plus beau qu'en Février, fait coucou à Hugo, croise mon regard, s'arrête, me fait 'hey ça me fait plaisir de te voir comment ça va ?' et m'embrasse sur la joue, donc forcément j'ai eu un peu de mal à reprendre mes esprits, vu que mon champ de vision n'allait que d'un frère White à l'autre, et j'ai quand même fini par enfoncer mes ongles dans le bois de ma chaise histoire de ne pas perdre le fil de la conversation. On finit par ressortir, et moment drôle : une bande de groupies couche culottes attend déjà dans le hall, et au moment ou Hugo passe, elles s'arrêtent toutes de respirer, puis leur regard se porte vers moi vu qu'on discute, puis elle retournent sur Hugo (tout ça sans respirer) puis on se hug et on se dit à plus tard, il descend et je manque de mourir foudroyée par tous les éclairs qu'il y a dans leurs yeux, puis leur vie reprend son cours, et je m'en vais retrouver Louise & Zohra.



On se cale dans un espèce de hall d'immeuble pour éviter la pluie, Louise part acheter de la bière et je vomis encore un peu d'amour pour les deux frères : on reste posées pendant un certain temps encore, puis on rentre voir ce qu'il se passe de l'autre côté de la porte, en récupérant nos tickets Jack Daniel's au passage : Etienne, Alexandre et Sarah sont déjà là, mais veulent voir le groupe qui joue en bas, donc on suit, puis en fait non, on repart boire. Felix débarque lui aussi, vient s'asseoir avec nous, devient notre goûteur de cockatils JD, et petite ellipse parce que bon.
Red Light Company c'est bien mais pas très original, donc que fait on ? Bah on boit, pardi.
Les Maccabees finissent par arriver sur scène, et il était temps parce que je les attendait de pied ferme, troisième rang ( =position stratégique vu que tu peux chanter et danser sans agacer les agaçants du fond de la salle ni te faire griller par le groupe en train de faire l'autiste) (en fait ça a moyen marché, vous verrez) : les lumières s'éteignent, Bag Of Bones résonnent, ils se mettent en place et commencent No Kind Words ; yahou. X-Ray suit ; mégayahou. Et caetera. Le set est fantastique, il y a à peu près autant de chansons du premier album que du second, les gens chantent et dansent autour de moi, et oh mince pourquoi je suis la seule à chanter sur les titres de Wall Of Arms ? Oh, pas grave, je vais reboire un peu de vodka pour féliciter ma mémoire.
Felix est juste devant nous, et bouge tant qu'il peut, soit de façon assez restreinte vu la taille de la scène. Il se met parfois face à Orlando et/ou Hugo et là je te promet ça vaut son pesant de cacahuètes. Ils s'en vont, puis reviennent pour le rappel : William Powers, Mary, Love You Better. Inutile de préciser que je jubile.

Les lumières se rallument, j'ai un peu envie de pleurer parce que j'aurais préferé un set de trois heures et demies et pas une minute de moins, mais tant pis. Après, ça devient un peu flou. On reste discuter avec Zohra, Louise, les frère Gimenez et Sarah, on se rend compte que même si c'était superfragili[...] Londres c'était mieux, au 333 pour nous et au Café de Paris pour Etienne ; question d'ambiance, de public, et d'atmosphère, mais pas de groupe, vu que leur prestation était plus qu'impeccable. Ils finissent par y aller, et l'on se re-retrouve à 3, et jamais je ne m'arrêterai de boire, en fait, mais Zohra finit par y aller aussi, dernier RER oblige, mais l'on reste et Louise s'éclipse, je fume une cigarette sur la terrasse, un groupe d'anglais inconnus arrivent à côté de moi, et j'entend la phrase 'I really like it when it's wooly on my tits', donc je ne peux m'empêcher de me retourner histoire de voir ce qui se passe, et bam je me retrouve dans ladite conversation puisqu'on entreprend de m'expliquer pourquoi, quand on est musicien et qu'on fait des concerts, il est nécessaire de porter des tshirts doux sans quoi la sueur + le textile créent une sensation désagréable sur le téton. Normal. Je reste donc à discuter, puis Orlando arrive, Felix et Hugo aussi, et j'ai le droit d'essayer la fausse cigarette Nicorette de ce dernier, parce qu'il arrête de fumer et apparament ça marche mais ouais bof pas convaincue. Je parle accent cockney avec Felix, Magic Numbers avec l'ingé son du groupe, et New York avec une Israelienne. Me demande pas qui c'était, ou ce qu'elle faisait là, j'en sais rien.




Après, ça devient encore plus flou, parce que mince, je finis quand même pas être ivre, et Hugo aussi, sauf que lui le nie, donc on se moque un peu, et on se fait tous virer de la Maroquinerie parce qu'il est presque deux heures et vraiment, ça doit fermer : after chez deux anglaises vivant à Pigalle : les Maccabees rentrent dans leur van, mais même en se mettant en mode Tetris on peut pas caser tout le monde donc on récupère l'adresse, et Louise, les Red Light Company et moi même partons à la recherche d'un taxi - mission accomplie, et c'est là qu'interviennent les godets de gin, sauf qu'on finit par se faire disputer par le chauffeur, donc on range gentiment la bouteille en tentant de mettre de côté l'agonie de nos gorges.
On finit par arriver, et bordel de merde c'est au cinquième sans ascenseur - merci Paris. On se cale dans le salon, je vise le gros fauteuil qui a l'air hyper confortable, mais Felix l'a vu aussi, et tu vois la technique du 'oh tiens je vais m'asseoir sur l'accoudoir. Oh bah mince je glisse. Hop, une cuisse dans le fauteuil. Et de deux. Hinhin.' donc bon, je dois avouer que j'apprécie franchement la promiscuité, mais je m'apprête à aller chercher une bière quand Hugo débarque, vernis à ongles rose fluo et sourire vil au lèvres. J'ai peur. Il prend sa voix la plus innocente, et demande s'il peut nous faire un ongle chacun. On accepte, mais bim, non seulement il nous a fait la manucure complète, mais en plus ça a debordé jusqu'aux phalanges. Rose fluo, donc. Merci l'alcool. Je m'en vais chercher une bière histoire d'oublier, et retrouve Louise moitié endormie sur le canapé : elle veut rentrer, mais on s'amuse, donc je vogue vers la cuisine, me rend compte qu'à peu près tout le monde danas l'appartement a été peint en rose, et me retrouve nez à nez avec Hugo, puis avec le pinceau, et 'yes. it's a heart. on your nose. upside down. but it's cute...isn't it ?'. Merci l'alcool, bis. Orlando a également la joue coloriée, donc on commence à parler revenge. Il tient une bouteille de rhum, passe le briquet en dessous, une trace noire se forme, je récupère sur mon doigt, et bim a joue d'Hugo. Méfait accompli. [...] Je sens que les filles regrettent un peu d'avoir emmené tout ce beau monde dans leur appartement, et ça empire lorsque Felix casse un verre (quoique ça reste Felix, hein, soit 'oh non oh non oh non je suis desolé désolé desolée attend je vais nettoyer oh désolé') - on reste donc encore un peu (juste le temps de trinquer avec Rupert et apprendre que dans le clan Maccabees on ne dit pas tchin tchin mais quelque chose comme 'chabadibadouu' ouioui tu as bien lu attend je te le réécris au cas ou 'chabadibadouu') enfin bref, tout ça pour dire que vers quatre heures et demi on finit par s'en aller : les Maccabees reprennent leur van, Red Light Company un taxi, et Louise & moi de même, direction chez Louise. Le temps de le dire, je ronfle sur mon oreiller, puis me réveille quelques maigres heures après, suis en retard, et me retrouve donc à devoir assumer le bus et le train avec le museau fuschia. Trop cool. Et d'ailleurs, je suis toujours fatiguée, en fait, donc là je vais dormir, et réfléchir à une solution légalepour pouvoir épouser tout un groupe en une seule fois.

Posted by
Categories:

 

0 comments:

 
>