10.9.09


Bon ; je vous avais promis de réécrire dès qu'il y aurait du nouveau, et c'est le cas, donc c'est parti mon p'tit louis.
(oui, un jour je me lasserai des intro nazes, vous inquiètez pas)

Sachez tout d'abord que j'emménage dans mon appartement à Swiss Cottage mardi, ou je vivrai avec une fille un peu hippie mais faisant des études carrément cool (aka costumes pour le cirque et le théâtre), une autre que je ne connais pas, ainsi que le coloc mystère qu'on a pas encore trouvé.
J'ai aussi ouvert un compte en banque à la HSBC toute seule comme une grande, et mercredi je pourrai ENFIN avoir accès à un compte avec carte bleue ou mes parents ne pourront pas surveiller mes dépenses, donc autant dire que je vais manger de noodles 24/7 pour financer mes folies sur Asos.

Mis à part ça (attention info fascinante) avant hier en allant acheter mes feuilles à rouler vers onze heures et demi du matin j'ai aperçu de loin quelqu'un qui me disait quelque chose, quelqu'un qui traverse face à moi, quelqu'un qui a une banane dans la main OH PUTAIN Carl Barât vas y je fais comme si j'avais rien vu juste je m'autorise à écarquiller les yeux comme le loup de Tex Avery derrière mes super lunettes de soleil au moment ou nos regards se croisent et ah merde dix minutes plus tard je réalise que mes lunettes ne cachent pas du tout mes yeux. Bien joué le canidé.

Comme tu t'en doutes, je ne suis pas venue écrire ici juste pour te compte ça : voici donc la vraie raison qui m'a incité à bouger ma carcasse - ou du moins mes doigts - pour vous compter mes aventures.
Tout commence ce midi (vers 15h), quand, me réveillant de ma sieste, je décide d'aller m'acheter un burger pour le déjeuner. Précision : ma maman, venue m'installer, est partie ce matin et je me sens donc libre comme l'air. Je n'ai pas vraiment envie de loquer toute la journée, et me dirige donc vers Brick Lane, histoire de voir à quoi le quartier ressemble quand il y a du soleil et que je ne suis pas imbibée. Burger King, Tesco, brique de jus d'orange, lèche vitrine : je finis la rue et m'apprête à reprendre le bus, mais m'arrête finalement regarder une dernière boutique dont la devanture m'intrigue. Je rentre, fais un tour, et bonjour la caverne d'Ali Baba : mi friperie, mi gallerie, des trucs dans tous les sens, enfin quelque chose de grand. Je ressors à reculons au bout d'une bonne demie heure et vois une petite pancarte 'staff needed'. Ohoh. En soi, j'ai pas vraiment besoin d epetit boulot, ou alors juste pour financer mon budget bière, mais on peut toujours tenter. Je rerentre, demande s'ils cherchent toujours quelqu'un, et commence à parler avec les deux gérants. Même si je le voulais, je serais parfaitement incapable de vous retranscrire toute la conversation, vu qu'elle n'avait absolument aucun sens - ils me demandent si j'ai une expérience professionelle quelconque ('Hum...J'ai travaillé au marché...deux fois...et euh...bah je vendais des légumes'), combien j'ai dépensé en fringues ces six derniers mois ('environ cent cinquante livres ? Oui, c'est pas énorme, mais j'achète que du pas cher - mon pull, là, sur lequel vous m'avez complimenté, il a couté trois livres, et mon sac deux - je m'habille que dans des friperies, Emmaus, ou sur internet') et caetera et caetera; j'ai aussi droit à un petit quiz sur les créateurs actuels, leurs collections et ce pourquoi ils sont reconnus (réussi haut la main) et quand ils me demandent quel est mon créateur préferé je répond Gareth Pugh, parce que son travail sur les volumes force quand même drôlement le respect, et l'un des types me répond 'oh Gareth c'est amusant que tu m'en parles il est passé à la boutique il y a pas longtemps - c'est un très bon ami à moi, et il compte faire une petite collection pour le magasin'. Bah oui, normal. On continue à discuter, et ça dévie sur le Maroc, la Normandie, mes études, et le football maghrébin, puis l'un des deux finit par me dire que je leur plait bien, que le fait que je veuille devenir journaliste l'intéresse, et qu'en plus du mi temps à la boutique il me verrait bien comme son assistante, donc voilà je te mets sur la private list pour le vernissage d'une expo que j'organise mardi, soit là à six heures et demi et emmène ton crayon et ton carnet, il faudrait que tu me fasse une chronique et/ou un communiqué de presse sur la soirée. Bah voyons.
(et d'ailleurs, petite précision : le garçon en question est l'un des fondateurs de la mode punk, tu sais, McLaren et Westwood c'était ses amis, et j'ai regardé sur Wikipédia c'est vrai, enfin il a aussi travaillé avec Don Letts, de PiL, et Boy george, et l'idée de revival 50's à la boutique de Vivienne & Malcolm c'est lui qui leur à soufflé, et je m'arrêterai là mais je te promet il y aurait encore beaucoup à raconter, parce que tu te doutes bien que je l'ai googlé, et j'ai aps été déçue)

ENFIN BREF tout ça pour dire que je ne sais pas du tout ce que je vais aller faire à cette expo, que je ne m'y connais pas du tout, mais alors du tout en art contemporain, que je ne sais aps comment je suis sensée m'habiller, et que je stresse quand même pas mal.
Donc voilà, si tu as une idée de tenue pour ce genre d'événement, fais moi signe rapidement parce que là je nage un peu dans le vague.
Et oui, aussi : ça commence plutôt bien, cette vie londonienne.

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2 comments:

Anonymous said...

pour la tenue, demande à Coco de tendancesdemode.

on est un peu à des kilomètres je crois, question personnalité/vie... mais c'est toujours autant un plaisir de te lire, Marie.

Lara said...

TU VEUX ME TUER C'EST CA??
can't wait d'entendre les détails, une after des maccabees, sacrebleu.
et pour londres je t'ai répondu déjà mais sur ton autre blog le nouveau, en gros je disais que j'étais enchantée par ta proposition mais j'y vais avec des copines et on a trouvé une auberge pas chère mais je dis oui oui oui pour un café :)
xx
(ah oui et je viens du 5 au 7 novembre c'est cruellement court)

 
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